Créer sa société en Belgique

Pour les entrepreneurs français, la création d’une entreprise en Belgique offre de multiples avantages : une localisation idéale au cœur de l’Europe, une qualité de vie certaine et pas d’impôts sur les fortunes. De plus, les formalités administratives sont particulièrement encourageantes : des démarches simplifiées en trois jours seulement*, aussi accessibles pour un expatrié français que pour un ressortissant belge. Voici quelques conseils utiles pour assurer à votre start-up un bon départ :
 
I. Le choix de la forme juridique et les statuts :
Avant de vous lancer dans une entreprise, il faut bien sûr déterminer quel type d’activité ou de service proposer, réaliser une enquête de marché et choisir la forme juridique la plus adaptée à son projet et à ses moyens. Ainsi, un avocat n’optera pas forcément pour le même statut qu’une productrice de soupes fraîches ou un importateur de montres japonaises. Le choix de la forme juridique dépendra non seulement des spécificités de chaque statut, mais également de vos objectifs financiers. Sachez également que la comptabilité d’une société est plus lourde.
 
- Si vous souhaitez monter une affaire avec votre conjoint, vous pouvez le faire comme indépendant à titre complémentaire ou principal bien sûr, mais vous pouvez également opter pour le régime de conjoint aidant. Vous serez qualifié de conjoint aidant d’un travailleur indépendant si vous êtes lié à celui-ci par un contrat de mariage ou de cohabitation, pour autant que vous lui apportiez effectivement votre aide et ne perceviez pas de revenus d’une autre activité.
 
- Vous êtes considéré comme indépendant à titre complémentaire si, parallèlement à votre activité indépendante vous répondez à l’un de ces critères :
- vous êtes salarié à mi-temps au moins (19h/ semaine);
- vous exercez une activité non salariée à mi-temps au moins qui doit s’étendre sur au
moins 8 mois ou 200 jours par an;
- vous exercez des prestations dans l’enseignement correspondant à 6/10 au moins d’un
horaire de cours complet.
- Vous bénéficiez d’une indemnité «accident de travail» dont le montant atteint la pension
minimale d’un indépendant isolé;
- Vous êtes chômeur indemnisé et avez obtenu l’accord de l’ONEM pour exercer une
activité indépendante (critères stricts : avoir été indépendant en complément du statut
de salarié pendant au moins trois mois précédant la mise au chômage. Cette situation est 
toutefois temporaire.
   – Vous bénéficiez d’un crédit-temps (secteur privé) et vous avez préalablement déjà
exercé une activité indépendante pendant 12 mois. Dans ce cas spécifique, la période de
l’activité à titre complémentaire est limitée à 1 an au maximum;
- Vous bénéficiez d’une interruption de carrière (secteur public).  La période de l’activité à
titre complémentaire est limitée à 5 ans; à partir de la 2è année, vous devez prouvez
que vous cotisez pour la couverture pension.
- Vous êtes fonctionnaire à mi-temps au moins et vous avez reçu une autorisation pour
vous installer comme indépendant complémentaire de la part de l’administration auprès
de laquelle vous exercez.
 
- Si vous travaillez uniquement en tant qu’indépendant, vous êtes indépendant à titre principal. Cela implique que vous êtes responsable de votre affaire en tant que personne physique, et que vous vous en portez donc personnellement garant.
 
Si le montant des cotisations sociales de ces deux statuts (indépendant à titre principal et indépendant complémentaire) est toujours de 22% sur les revenus professionnels nets perçus, la provision prélevée – le minimum obligatoire – diffère considérablement : 67,50€/ trimestre pour les indépendants complémentaires et 610,18€/ trimestre pour les indépendants à titre principal. Si vous choisissez la formule « indépendant à titre complémentaire », il faut toutefois noter une autre différence considérable : vos cotisations sociales ne compteront pas pour votre pension. De plus, attention : si vos revenus dépassent un certain plafond, vous risquez d’avoir une surprise douloureuse à l’heure des ajustements ! Une remarque qui vaut en général pour les deux statuts : faites attention à bien prévoir un fonds de réserve pour les réajustements de cotisations sociales (à partir de la troisième année d’activité), en ouvrant, par exemple, un compte à part sur lequel vous verserez chaque mois vos provisions personnelles. Cela peut vous éviter de très mauvaises surprises. En effet, il est fréquent qu’une entreprise doive se déclarer en faillite pour ne pas avoir prévu à temps ses cotisations sociales.
 
Si vous lancez une activité de services, par exemple, mais que vous n’êtes pas certain de connaître dès le départ des rentrées suffisantes pour assumer les charges d’un statut d’indépendant à titre principal, sachez que des solutions transitoires s’offrent à vous :
 
Vous pouvez facturer des prestations exceptionnelles exemptes de TVA à concurrence de 1200€/an, même si vous êtes au chômage. Une autre alternative serait de passer par une société de facturation comme Smart asbl. Le principe est simple : vous presterez alors des journées de travail comme via les sociétés intérimaires. Ce qui signifie que vous serez, pour chacune des journées prestées, sous le statut de salarié, avec tout ce que cela implique (cotisations pour la pension, cotisations sociales, pécule de vacances, etc…)
 
SMart asbl
Rue Emile Féron 70
B-1060 Bruxelles
T. +32 2 542 10 80
F. +32 2 420 52 93
http://www.smartasbl.be
 
Vous souhaitez créer une société. A la différence du statut d’indépendant, vous êtes ici considéré garant de votre société en tant que personne morale et votre patrimoine personnel est distinct de celui de votre société. Voici un descriptif sommaire des statuts des formes de sociétés les plus courantes en Belgique :
 
-       SPRLU (équivalent de notre EURL) – La société privée à responsabilité limitée unipersonnelle : conditions identiques à celles de la SPRL mais le capital minimum libéré est de 12.400€.
 
-       SPRL (SARL) – La société privée à responsabilité limitée. Minimum deux associés. Capital minimum de 18.550€, dont 6.200€ de capital libéré. Plan financier obligatoire, titres nominatifs, registre des associés, acte notarié. Gestion : un ou plusieurs gérants inamovibles si nommés dans les statuts.
 
-       SA - La société anonyme : minimum deux associés. Capital minimum de 61.500€ dont la totalité est à libérer dès constitution. Plan financier obligatoire, titres nominatifs. Acte notarié. Gestion : conseil d’administration formé de  3 administrateurs ou moins (2 si les actionnaires ne sont que 2) Mandat max. 6 ans. Eventuellement un administrateur délégué ou comité de direction.
D’avis général, même si cette forme juridique rassure les fournisseurs et les organismes financiers, l’intérêt de la SA s’est considérablement affaibli depuis la nouvelle législation ayant supprimé l’anonymat des actionnaires. Pour un apport en capital moindre, la SPRL constitue une très bonne alternative et est particulièrement bien adaptée aux jeunes entrepreneurs.
-       SCRL : Société coopérative à responsabilité limitée : minimum 3 associés. Capital minimum de 18.550€, capital souscrit de 6.200€. Plan financier obligatoire, titres nominatifs. Gestion : un ou plusieurs administrateurs à régler statutairement.
 
Deux possibilités s’offrent dès lors : la responsabilité limitée, qui implique un capital de départ, ou la responsabilité illimitée, qui n’implique aucune mise de fonds au préalable, mais comporte un risque beaucoup plus élevé.
 
Le choix d’un statut ou d’une forme juridique dépend du cas par cas, mais sachez que lorsque vous êtes prestataire de services, il peut parfois être intéressant d’attendre de se constituer une clientèle ou une patientèle suffisante pour réaliser un quasi apport et bénéficier d’une imposition de 33% + 16,5% pour le matériel (hormis bien entendu les additionnels communaux sur l’impôt à payer), au lieu d’une imposition qui peut monter, pour les indépendants, jusqu’à 50%. A condition de réaliser ce quasi apport endéans les trois premières années qui suivent la constitution de la société.
 
II. Les outils indispensables au démarrage
Avant de démarrer son entreprise en Belgique, il est nécessaire de détenir une attestation de connaissance en gestion de base. Pour ce faire, une copie certifiée conforme du diplôme de fin d’études suffit. Si vous désirez exercer une activité dont l’accès est réglementé, vous devez également demander à votre guichet d’entreprise un formulaire de demande d’accès à la profession. Pensez également aux licences nécessaires dans le cas de ventes réglementées comme pour l’alchool par exemple.
 
Les connaissances de gestion de base sont :
 
- La compréhension de l’esprit d’entreprendre et des compétences entrepreneuriales : les motivations, les qualités et l’attitude de l’entrepreneur, l’esprit innovant et créatif, l’envie de prendre des risques; l’importance et les méthodes de se connaître soi-même; connaître les conseillers professionnels et l’importance de se faire conseiller; la réalisation d’un plan d’entreprise et son étude de faisabilité.
 
- Des connaissances élémentaires en création d’entreprise : les différentes formes juridiques de l’entreprise, les différents régimes matrimoniaux, les baux, les assurances obligatoires et facultatives; le statut social des travailleurs indépendants; les réglementations en matière d’environnement, d’aménagement du territoire et de normes en matière d’hygiène, d’implantation commerciale, d’établissement à risque; les aides publiques, subsides et crédits ; aspects comptables, financiers et fiscaux ; la gestion commerciale : la gestion des fournisseurs et des clients, la négociation commerciale, l’analyse de la concurrence; le marketing, la publicité, la promotion des ventes; la gestion et l’approvisionnement des stocks; les études de marché et stratégies commerciales ; la législation : les responsabilités, les droits et obligations du commerçant; la faillite; les pratiques du commerce et la protection du consommateur; les accords commerciaux.
 
Ces connaissances doivent être détenues par l’une de ces personnes :
- le chef d’entreprise lui-même  
- son conjoint
- son cohabitant légal (preuve de la cohabitation légale)
- son partenaire cohabitant depuis au moins 6 mois
- l’aidant indépendant
- le salarié engagé à cet effet
- dans une société, la personne physique qui exerce effectivement la gestion journalière de la société (exemple : le gérant dans le cas d’une SPRL).
 
Si toutefois vous ne remplissez pas l’une ou l’autre de ces conditions, il faudra repasser par la case « banc d’école », mais rassurez-vous, certains organismes proposent des formations accélérées en trois mois à peine, et celles-ci sont tout à fait profitables, puisque vous y apprendrez le B.A.ba en gestion et en comptabilité.
Espace formation PME
Rue de Stalle, 292B
1180 Bruxelles
T : 02 370 85 11
http://www.efpme.be
 
Le choix de l’activité et son implantation :
- Attention à la réglementation sur certains types d’activités : en Belgique comme en France, l’accès à certaines professions – architecte, infirmière, agent immobilier,…) est réglementé. Pour connaître ces types de professions et leurs conditions d’accès, vous pouvez vous adresser au Ministère.
SPF Economie, PME, Classes moyennes et Energie Direction générale de la Politique des PME Service des Professions intellectuelles WTC III –
12ème étage Boulevard Simon Bolivar 30 B
1000 BRUXELLES
Tél. : 02 277 84 25 – 02 277 81 21
Fax : 02 277 53 62
http://economie.fgov.be/enterprises/vademecum/pdf/1_4_FR.pdf
- L’implantation : en fonction du type d’activité que vous souhaitez développer, il sera peut-être plus intéressant par exemple de vous installer en Wallonie qu’à Bruxelles, question d’opportunités commerciales. Les loyers aussi peuvent être plus avantageux dans une région que dans une autre. D’autre part, les différents organismes gouvernementaux d’aide à la création d’entreprise n’interviennent parfois qu’en fonction de la localisation de l’activité. Attention également aux contraintes linguistiques : en Flandres, toute votre paperasserie administrative – dont la déclaration d’impôts – doit obligatoirement se faire en néerlandais. Pensez-y !
Le choix des bureaux
En fonction de vos besoins, vous choisirez de travailler à partir de chez vous ou de louer des bureaux. Si cette seconde option s’avère nécessaire, cette adresse peut vous être utile :
Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale
Rue Gabriel Petit, 6
1080 Bruxelles
Belgique
T 02 422 51 11
info@sdrb.be
www.inventimmo.be
http://www.immobilier-entreprise-bruxelles.be
 
Une bonne option peut être la location d’un bureau clé sur porte dans un centre d’entreprise. Les avantages sont multiples : ces centres offrent les mêmes services que dans une multinationale (accueil personnalisé, possibilité d’une adresse prestigieuse, gestion des appels et du courrier, cafétéria, nettoyage des bureaux,…) mais le prix est particulièrement intéressant et le contrat de bail peu contraignant. D’autre part, c’est également l’occasion de faire des rencontres et de créer des synergies.
 
Siversquare (Business Club S.A)
Avenue Louise 475
1050 Brussels
T: 02 649 02 93
F: 02 403 08 22
http://www.silversquare.eu
 
Quelques pistes pour vous aider :
Chambre de Commerce belgo-luxembourgeoise en France

Pour toute question relative à la création d’une entreprise en Belgique la Chambre de commerce oriente l’interlocuteur vers un avocat exerçant à Paris.

Ouverture prochaine d’un site Internet.

262, rue du Fg. Saint-Honoré
75840 Paris
Tél. : 01 45 62 44 87

Fax : 01 42 89 03 82

E-mail :ccbl@wanadoo.fr
 
Chambre française de commerce et d’industrie de Belgique

La Chambre propose aux entreprises un éventail de services destinés à faciliter leurs exportations, leur implantation ou leurs relations avec la Belgique :
- liste d’entreprises et fichiers de prospection
- recherches documentaires – recherches de partenaires, mises en contact et pré-sélection d’agents et de salariés – renseignements commerciaux
- domiciliation d’entreprises et gestion de centre d’affaires
- assistance technique, juridique, fiscale et administrative lors de la création de sociétés en Belgique, etc.

Ces services sont payants.

Avenue des Arts, 8 B
1210 Bruxelles
Tél : 00 32 2 506 88 11 
Fax : 00 32 2 506 88 17
 
Conseil pour l’approche du marché belge
Mission Economique de Bruxelles

La Mission Économique de Bruxelles propose aux entreprises françaises un ensemble de prestations allant de la première information (gratuite) à la préparation de missions de prospection commerciale, en passant par la sélection d’opérateurs intéressés par leurs produits. Elle édite différentes fiches de synthèse, notes sectorielles, études.

Les missions d’accompagnement sont payantes.

Rue de la Loi, 38

1040 Bruxelles
Tél : 00 32 2 404 30 55

http://www.missioneco.org/belgique
 
III. La création de l’entreprise :
Le succès d’une entreprise dépend aussi de ses partenaires. C’est pourquoi il est essentiel de bien s’entourer. Comment choisir son notaire, son avocat et son comptable, quand on ne les compte pas déjà parmi ses amis ? Il y a le bouche à oreille bien sûr, mais sinon, c’est sur le terrain que les choses vont se dévoiler.
- Le notaire : son intervention est assez limitée pour ce qui est de la création de l’entreprise. Veillez à ce qu’il ait prévu des statuts très larges (à faire confirmer par votre avocat) et assurez-vous de son suivi pour l’enregistrement de l’acte. Vous pouvez obtenir la liste des notaires sur www.notaire.be ou en vous adressant à :
Fédération Royale du Notariat Belge
Rue de la Montagne 30-34
1000 Bruxelles
T : 02 505 08 50
F : 02 505 08 59
 
- L’avocat : cela peut sembler évident, mais un bon avocat est celui qui défend au mieux vos intérêts. Cela se traduit non seulement par des conseils juridiques pertinents, mais aussi par l’énergie avec laquelle il va défendre vos intérêts en cas de litige. Pour s’assurer de ses compétences, n’hésitez pas à demander parallèlement conseil à certaines cellules d’aides juridiques comme celle de BECI – la Chambre de Commerce de Bruxelles. Un avis comparatif pourra toujours vous donner une idée. Il est bien sûr essentiel de se tourner vers un avocat spécialisé en droit commercial. Et lorsque celui-ci est attaché à un gros cabinet, vous pouvez supposer qu’il bénéficiera de l’avis de ses collègues, ce qui comporte un avantage certain. Pour trouver la liste des avocats à Bruxelles, vous pouvez consulter le site : www.barreaudebruxelles.be
 
- Expert comptable ou comptable fiscaliste ? En pratique, les deux doivent posséder les mêmes connaissances, mais l’expert comptable a plus de missions que le comptable fiscaliste, telles que : transformer la forme juridique d’une société, être nommé comme liquidateur, dissoudre une société et fusionner plusieurs sociétés.
D’une manière générale, un bon comptable est celui qui, en plus de remplir vos obligations comptables et fiscales en temps et en heure, et de se tenir systématiquement informé des nouvelles législations, vous trouvera tous les petits trucs et astuces pour rentrer un maximum de frais et faire, par là même, baisser le montant de votre imposition. Cela peut aller des notes de frais diverses au montage fiscal lors de l’achat d’une maison. Vous pouvez trouver plus d’informations en vous adressant à l’IPCF (Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés).
IPCF
45 Av. Legrand

1050 Bruxelles
T : 02.626 0380
F : 02.626 0390
E-mail: info@ipcf.be
Pensez également aux structures d’appui et d’accompagnement à la création d’entreprise : tout s’y fait au même endroit : de la préparation au lancement, et même plus loin !
La BECI, l’UCM ou les guichets d’économie locale (attention aux conditions de résidence)… sont autant de point d’ancrage pour mieux prendre le large !
 
Ca y est, vous êtes prêt sur le starting-block ! Il ne vous reste plus que quelques formalités à accomplir et vous serez chef d’entreprise :
1° Prendre contact avec le notaire pour la rédaction du projet d’acte et des procurations nécessaires pour les fondateurs absents. Pensez à donner la définition la plus large possible des activités futures de votre entreprise. Il vaut toujours mieux garder en tête que vous serez peut-être amené à développer des activités auxquelles vous n’aurez pas pensé au préalable, et cela vous évitera de repasser par la case notaire (et donc de faire face à de nouveaux frais, dont l’enregistrement) pour élargir ou modifier vos statuts. Parlez-en à votre notaire et demandez-lui un projet type que vous pourrez soumettre à votre avocat avant la signature de l’acte.
2° A la banque : ouverture du compte en banque de la société (attention, un compte en professionnel distinct du compte personnel est indispensable, même en tant qu’indépendant !), versement du capital bloqué et demande d’attestation bancaire originale comme preuve du versement du capital.
- Choisir sa banque :
Le tsunami financier qui a déferlé sur le monde a balayé toutes les certitudes en matières financières et a considérablement ébranlé la crédibilité des organismes financiers. Nous vous donnons cependant, à titre d’exemple, quelques différents types d’organismes bancaires, ainsi que leurs spécificités :
-       Les banques commerciales : comme ING ou Fortis. Elles affichent en général des produits similaires avec de légères variations sur les taux d’intérêt. Leurs produits sont standardisés. www.ing.be et http://www.fortis.be
-       Les banques d’affaires : comme la Degroof Corporate Finance. Elles traitent exclusivement avec des grandes entreprises et financent les étapes clés de leur création et de leur développement. Ces banques dépendent généralement de gros groupes, ce qui peut impliquer un manque d’objectivité. http://www.degroof.be
-       Les banques éthiques : comme Triodos. Elles investissent votre argent dans des entreprises qui satisfont aux normes sociales et écologiques les plus exigeantes. Avec un même rendement et un même service, il y est possible d’investir de façon 100% durable. http://www.triodos.be
-       Les banques spécialisées: comme la banque Van Breda. Elles vous offrent un conseil spécialisé et s’adressent exclusivement aux entrepreneurs et aux professions libérales. http://www.banquevanbreda.be
Les sociétés de gestion patrimoniale : comme Kristallys Capital & Patrimoine. Parce qu’une société de gestion patrimoniale partage les mêmes intérêts que ceux de ses clients, son recours s’avère plus que jamais pertinent. Elle propose une vision claire de la planification financière, fiscale et successorale, qui peut aller jusqu’au crédit patrimonial – ce qui implique un avantage successoral et fiscal conséquent. Le courtage en finance est indépendant, son objectivité est donc totale. Les services proposés sont personnalisés et leur suivi, garanti. Cette approche est également idéale pour les professions libérales et les personnes sensibles à l’investissement durable.
 
Kristallys Capital & Patrimoine
Rue du Prince Royal, 81
1050 Ixelles
T : 02/379.39.39

F : 02/379.39.30

http://www.kristallys.com
info@kristallys.com
 
Le Homebanking, le Phonebanking, la carte Bancontact et sa fonction Proton : kesako ?
Le Homebanking : ce service vous permettra de gérer vos transactions financières via votre ordinateur, depuis la maison. En pratique ? Il suffit d’installer un logiciel et de le mettre en route grâce au code d’accès délivré par votre banque. Simple et efficace.
Le Phonebanking, c’est l’équivalent du Homebanking, mais via téléphone.
En Belgique, à l’ouverture d’un compte en banque, vous recevrez, à l’instar de la Carte Bleue, une carte Bancontact. Celle-ci vous permet de retirer de l’argent dans les distributeurs et de régler vos achats dans la plupart des magasins. Mais attention, si les grandes surfaces sont toutes pourvues du système « Mister Cash » (nom de l’appareil qui permet retraits et paiements par carte), tous les petits commerces n’en disposent pas ! Et il est souvent nécessaire de profiter d’un passage au distributeur pour retirer de quoi régler certains achats, histoire de ne pas faire des trajets inutiles lors d’un paiement. La carte Bancontact est également pourvue d’une fonction Proton, qui remplace la monnaie courante. Pour en bénéficier, il faut charger cette fonction lors d’un passage à la banque ou via son « Homebanking ». Ne prévoyez cependant pas de montants trop élevés. En cas de vol, il n’est en effet pas nécessaire de composer de code secret pour avoir accès au compte Proton de votre carte.
 
3° Rendez-vous chez le notaire pour la signature de l’acte. Veillez à emporter :
-        attestation bancaire originale
-        procurations originales (en cas d’absence d’un ou des fondateurs)
-        le plan financier complété et signé par les fondateurs
Le notaire déposera ensuite un extrait de l’acte au Greffe du tribunal de commerce pour publication et la société pourra ainsi obtenir son numéro d’entreprise. Il vous remettra alors une attestation prouvant la constitution de la société, qui doit être remise à l’organisme bancaire où le compte a été ouvert. Le capital versé pourra alors être libéré. Endéans les 15 jours suivants, le notaire effectuera l’enregistrement de l’acte auprès du Ministère des Finances et vous en fournira une copie conforme.
4° Inscription de la société à la banque carrefour des entreprises au travers des guichets d’entreprise. Vous devez être muni de :
-        l’acte notarié
-        formulaires d’inscription
-        75€  pour les frais d’inscription (forfait indexé chaque année)
Ceci peut se faire à tout guichet d’entreprise. Vous pouvez retrouver la liste des 9 guichets d’entreprise agréés sur http://www.mineco.fgov.be/enterprises/crossroads_bank/bce_kbo_fr_006.htm
 
Quels frais prévoir pour la constitution ?
- le droit d’enregistrement, élevé à 0,5% de la valeur des apports.
- les frais de notaire et/ou d’avocat
- la TVA prélevée sur la valeur des actions si le fondateur en reçoit en échange de l’apport des biens.
- les droits de timbre à la feuille lors de l’établissement de l’acte constitutif.
- l’inscription au guichet d’entreprise.
 
- Pensez également à prévoir les cotisations sociales du (ou mieux, des) premier(s) trimestre(s) d’activité.
 
 
IV. Gestion / comptabilité : les obligations
 
Volet comptabilité :
Si vous avez choisi de créer votre entreprise en tant que personne physique, et donc sous le statut d’indépendant, vous pouvez tenir une comptabilité simplifiée comprenant : un journal financier, un journal d’achat et un journal de vente. Certaines entreprises doivent entretenir une comptabilité en double (débit/crédit) comprenant :
-        les livres journaux : recettes
-        un livre d’inventaire : stock
Pour les autres, une comptabilité complète est d’application, avec l’obligation de présenter les comptes annuels à l’assemblée générale, qu’elle approuve, et de les déposer pour publication.
 
 
Les obligations fiscales :
Toute entreprise, qu’elle soit en personne physique ou en société doit établir annuellement sa déclaration de revenus. Les entreprises commerciales sont d’emblée assujetties à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Chaque trimestre (sauf cas particuliers), une déclaration à la TVA doit être établie, reprenant dépenses et revenus, ainsi que le solde de TVA à verser au trésor ou celui à récupérer.
 
Barème d’imposition des sociétés : le taux moyen d’imposition est de 33% + 3% de contribution complémentaire de crise, soit 33,99%. Certaines sociétés bénéficient d’un taux d’imposition de base réduit. Renseignez-vous à ce sujet auprès de votre comptable.
 
Que ce soit comme indépendant complémentaire, à titre principal, ou en tant que chef d’entreprise ou mandataire de société (gérant, administrateur, il est possible de déduire toute une série de frais professionnels avant imposition (loyer, voiture, essence, représentation, restaurant, parking, formations professionnelles, documentations, cotisations sociales, rémunérations,…), à condition d’adopter les bons réflexes et de garder systématiquement toutes les pièces justificatives à insérer dans votre comptabilité. Pensez-y !
 
 
V. Coup de pouce : les aides au démarrage
Le démarrage d’une activité nécessite parfois un petit coup de pouce extérieur, qu’il s’agisse d’un simple conseil ou d’un crédit à l’investissement. Un des avantages non négligeables lorsqu’on bénéficie d’un soutien financier extérieur, c’est que l’organisme qui l’octroie croit en vous et en votre projet, c’est très encourageant ! Il existe de nombreuses structures régionales qui peuvent intervenir à vos côtés, tout dépend des besoins spécifiques de votre entreprise ainsi que des critères d’accès pour en bénéficier. Voici certains organismes qui pourront soit vous orienter, soit contribuer directement via leurs différents produits d’investissement à la création et au soutien de votre entreprise :
La Chambre de Commerce de Bruxelles (BECI- Brussels Enterprises Commerce and Industry)
La BECI offre un intérêt multiple pour les entrepreneurs. Lieu de rencontre, de conférences, de séminaires, point de départ de missions économiques, la BECI propose également un soutien juridique et des conseils financiers. Une cellule spécifique de conseil en création d’entreprise vous aiguillera non seulement à travers les différentes démarches de la création, mais vous accompagnera lors de la réalisation des dossiers nécessaires aux demandes d’octroi de crédits, et choisira avec vous les formules les plus adaptées.
BECI
Mirella Zaccagnini – conseiller en création d’entreprise
500, av Louise
1050 Bruxelles
T : 02 643 78 46
mz@beci.be
www.beci.be
 
Union des Classes Moyennes
L’UCM est la principale organisation francophone d’indépendants (dirigeants de PME, artisans, commerçants). L’UCM renseigne et assiste les indépendants pour toutes les questions qu’ils se posent en début d’activité. Tout au long du développement de leur entreprise, elle met à leur disposition des services spécifiques et personnalisés.
L’UCM gère également une caisse d’assurance sociale, un secrétariat social qui propose de prendre en charge la gestion administrative de l’entreprise ainsi qu’un service de crédit professionnel qui propose tous les services bancaires classiques.

 
Office de création d’entreprise de l’UCM
Les conseillers de cet office accueillent, informent et accompagnent gratuitement les créateurs d’entreprises dans le montage de leur projet.
UCM Bruxelles Lacomblé
Av. A. Lacomblé, 29
1030 Bruxelles
Tél. 02/743.83.90

Fax 02/743.83.95


UCM Bruxelles Adenauer

Av. Konrad Adenauer, 6
Tél. 02/775.03.80

Fax 02/762.78.64
http://www.ucm.be
 
 
Société de développement Régional (SR)
Il existe une SR par Province. Chacune fournit des informations aux entreprises. Cet organisme public peut, entre autres, octroyer des aides financières non négligeables, au démarrage et au développement d’une entreprise.
Scheikundigestraat, 34 -
1070 ANDERLECHT
Tél. : 00 32 2 520 13 74
http://www.sdrb.irisnet.be/fr/mainf.html

 
Centre liégeois de Formation permanente des Classes moyennes
Cet organisme a mis en place un programme de formation et de suivi intitulé  » Créatelle  » destiné plus particulièrement aux femmes créatrices d’entreprises.
Rue du Château-Massart, 70
4000 LIEGE

Tél : 00 32 4 229 37 41
Fax : 00 32 4 252 16 36
http://www.liegeonline.be/fr/entr/clfpcm.html
 
Agence Bruxelloise pour l’Entreprise
L’Agence Bruxelloise pour l’Entreprise a pour mission d’être « l’interlocuteur public de référence », des entrepreneurs en Région de Bruxelles-Capitale, qu’ils soient porteurs de projet, chefs d’entreprise ou investisseurs étrangers.
L’ABE permet aux entreprises de trouver en un seul endroit, toute l’information relative à la création ou à l’exercice d’une activité économique ou innovante en Région de Bruxelles-Capitale.
http://www.abe-bao.be/


 
 
VI. Se faire connaître et développer des réseaux professionnels : les cercles d’entreprises, les missions économiques, les réseaux sociaux
Pour faire connaître votre entreprise, différentes possibilités s’offrent à vous :
- La publicité : qu’elle soit locale ou nationale, et malgré la chute des tarifs conséquente à la crise, la publicité reste souvent fort coûteuse. Mais pour attirer de nouveaux clients, il est parfois nécessaire de les informer de votre existence ! Pour ce faire, vous pouvez : soit vous adresser en direct auprès de la régie media du magazine qui vous semble opportun, soit confier votre image à des media planners, dans des agences spécialisées. Les media planners établissement un plan d’insertion en fonction de votre budget. Sachez également en fonction de vos produits (si vous louez par exemple des chambres d’hôtes dans les Ardennes ou à la côte…) que certains media acceptent des formules d’échange sous forme de valorisation. (ex : une page pour le prix de deux nuits + petit déjeuner)
- Les salons et foires : régulièrement organisés dans tout le pays, les salons et foires peuvent également offrir de belles opportunités pour prendre rendez-vous avec votre clientèle potentielle. Retrouvez l’agenda des différentes manifestations sur : http://www.eventseye.com/salons.html
- Les missions économiques : si votre activité ou vos produits s’exportent et que vous souhaitez faire votre promotion à l’étranger, ou encore, que vous souhaitez vous lancer dans l’importation, vous pouvez vous greffer sur les missions économiques régulièrement organisées par Brussels Export. Il suffit de surfer sur www.bruxelles-export.be ou de prendre contact soit avec l’AWEX (l’Agence Wallonne pour l’Exportation : www.awex.be), soit la Chambre de Commerce de Bruxelles, qui pourront vous communiquer l’agenda des missions et vous mettre en contact avec les attachés commerciaux.
- Les cercles : il y a plusieurs types de cercles, privés ou professionnels, et toujours propices aux rencontres. Des plus chics, comme le super select Cercle de Lorraine, à Bruxelles, ou le Cercle de Wallonie, à Namur. Le membership se fait sur dossier et il est obligatoire d’y bénéficier d’introductions. La plupart des Business Schools, dont Solvay, ont développé leur cercle d’entreprise. Mais pour les jeunes entrepreneurs qui possèdent peu, voire aucune introduction, la Chambre de Commerce propose de nombreuses tables rondes, séminaires, conférences, etc… pour leur permettre de se rencontrer et d’échanger leurs idées… ou leurs services. Utile. (Chambre de commerce – BECI – Brussels Enterprises Commerce and Industry : www.beci.be)
Cercle de Wallonie

Av. de la Vecquée 21

5000 Namur

T : 081 73 40 80
F : 081 73 60 70

info@cerclewallonie.be
http://www.cerclewallonie.be
 
Cercle de Lorraine
Château Fond’Roy

 49-51
Av. du Prince d’Orange


1180 Bruxelles


Belgique


T : 02 374 65 25


F : 02 374 06 15

info@cerclelorraine.be

www.cerclelorraine.be

- Les réseaux sociaux sur internet : le plus répandu est probablement Facebook mais son intérêt professionnel est plutôt réduit : vous pourrez y faire des connaissances et l’une ou l’autre occasion d’y bénéficier d’un piston peut toujours arriver. Mais ses adeptes y vont généralement pour s’amuser. Des réseaux plus professionnels et considérablement moins ludiques, comme Plaxo ou LinkedIn, Viadeo, prennent tous les jours de l’ampleur et seraient peut-être plus appropriés

Que le succès soit avec vous !

En remerciant Mirella Zaccagnini, conseillère BECI à la création d’entreprise, pour son suivi et ses recommandations avisées.

* aux conditions essentielles suivantes : 1) que l’accès à la profession ne soit pas soumis à des conditions particulières (réglementations, licences…) et  2) que votre notaire soit muni d’un e-dépôt.

(Sources de l’article : Securex, BECI, UCM)

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